Aigues Mortes : Un Port Ensablé au Milieu des Marécages pour partir en Croisade

Cette semaine, j’étais en congés. Que faire quand on a une semaine de vacances imposées en plein mois de Janvier ?

Réponse : partir à la découverte de certains coins en France que l’on ne connait pas encore. Je le répète à chaque fois, nous avons la chance de vivre dans un superbe pays dont chaque région regorge de jolis endroits à découvrir et de monuments à visiter.

Chéri et moi avons décidé cette fois de suivre un « médiéval tour » improvisé, car c’est une période dans l’histoire de France que nous apprécions. Et nous avons donc commencé notre balade par Aigues Mortes.

Aigues Mortes est ce que l’on appelle communément dans le sud de la France une « Bastide » : une ville close, construite de toute pièce à la demande d’un seigneur pour remplir un rôle politique ou commercial stratégique.

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C’est le roi Saint Louis qui, ayant récemment conquis un territoire à l’ouest de la Camargue et offrant au royaume de France enfin une ouverture sur la Méditérannée, décide de fonder un port d’où il pourra s’embarquer pour les croisades (he oui, le fanatisme religieux ne date pas d’aujourd’hui…)

Ce qui est impressionnant à Aigues Mortes, c’est qu’il s’agit d’une petite ville paisible ceinturée d’un immense rempart, posée au milieu des marais salants : Aujourd’hui ensablés, ses canaux ne permettent plus l’accès à la mer pour les gros bateaux comme ceux du Moyen-âge, ce qui renforce cette impression de ville close perdue au milieu des marécages.

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A l’intérieur de la ville, rien de très impressionnant, les anciennes demeures ayant laissé place à des maisons modernes. Cependant, on peut tout de même visiter une jolie petite place sur laquelle trône une statue de saint Louis et surtout une jolie église romane, Notre-Dame des Sablons, qui aurait accueilli les croisés avant leur grand départ pour la terre sainte.

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Nous avons surtout visité la tour de Constance, autrefois donjon d’un château désormais disparu, et qui a servi de prison pour les templiers puis les protestants jusqu’au XVIIIeme siècle, ainsi que le chemin de ronde et les remparts, très bien conservés et dont on peut faire tout le tour. Chaque tour abrite une mini expo sur le thème des croisades, de la vie de saint Louis, des bateaux au moyen-âge… passionnant.

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Et, last but not least, on termine la visite par un passage dans la boutique gérée par les Monuments Nationaux et très bien achalandée : bijoux d’artisans locaux, fleur de sel, livres sur divers sujets (architecture, histoire…) J’ai pour ma part embarqué deux très chouettes livres de cuisine médiévale et les Croisades vues par les Arabes d’Amin Maalouf.

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En résumé, si vous êtes de passage dans la Camargue Gardoise, ne vous privez pas de cette visite agréable autant qu’instructive !

Saint-Jean-de-Luz

Le 1er Novembre, nous avons profité d’un grand beau soleil pour aller nous balader sur la côte Basque. Après Bayonne et Biarritz (j’ai carrément moins aimé la seconde ville, trop prout prout, donc pas d’articles là dessus sur le blog, disoulée !) Nous sommes finalement arrivés sur la fin d’après-midi à Saint-Jean-de-Luz.

Une jolie lumière rasante, un grand ciel bleu, une mer calme, des bateaux colorés qui rentrent au port, et une ambiance un peu spéciale, bref, on s’y sent bien !

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IMG_8211Et vous, connaissez-vous Saint-Jean-de-Luz ?

Un Tour à Bayonne

J’ai changé de boulot au début du mois. Mon précédent contrat prenant fin le 23 octobre et le nouveau ne débutant que début novembre, je me suis donc retrouvée avec une semaine de « vacances » entre mes deux jobs. Chéri et moi en avons donc profité pour rendre visite à ses parents, qui habitent près de Pau et que nous voyons malheureusement trop rarement.

Comme je ne connais pas très bien le Sud Ouest, chacune de nos visites est une occasion de balade pour me faire découvrir la région. Cet été nous avons sillonné le Pays Basque « de l’intérieur » (sous la pluie), cet automne nous nous sommes donc attaqué au littoral Basque, avec une première escale à Bayonne, ville à taille humaine que j’ai beaucoup aimée.

Un centre ancien plein de jolis immeubles à colombages, de vieilles boutiques, des chocolateries à tous les coins de rue (miam), et des surprises qui s’offrent à qui sait les regarder… Bref, une ville où il fait bon flâner.

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IMG_8164Et vous, connaissez-vous Bayonne ? 

Un tour dans le Pays Basque…

Après s’être bien baladés dans le Nord-Est de la France (où crèchent mes parents) nous avons passé la seconde partie de nos vacances dans le Sud-Ouest (les parents de Chéri habitent dans le Béarn). Et malgré le mauvais temps, nous avons tout de même décidé d’aller sillonner les routes du Pays Basque (que je ne connaissais pas du tout).

Pour moi, les Basques, c’était ce peuple mystérieux qui se planque dans les montagnes en mangeant du fromage de brebis et en posant des bombes – dans ma tête de Franc-Comtoise flippette je les assimilais un peu aux Corses…

Quelle surprise de découvrir que le Pays Basque a tellement plus à offrir que des vieux clichés ! Même sous la pluie il garde son charme un peu suranné. Un paysage de montagnes, vert, peuplé de troupeaux d’ovins et quelques chevaux Pottoks (d’ailleurs, Wikipedia me dit que ce ne sont pas des chevaux mais une sous-race de poneys.) Et surtout, les maisons blanches aux colombages rouges et verts, avec leurs petits piments bruns pendus aux façades ! Une langue impossible à prononcer, et les cousins Espagnols de l’autre côté de la crête…

Quelques photos du Pays Basque de l’intérieur, – sous la pluie – de la Bastide Clairence à Espelette. Enjoy !

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Eglise Basque
Eglise Basque

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Et l’année prochaine, si la météo le veut bien, nous visiterons la côte Basque !

Verdun, 100 ans plus tard

Cet été, Chéri et moi avons profité à fond de nos vacances : après Santorin, Colombey et Domrémy, nous avons fait un détour par la Lorraine pour suivre le front des batailles de 14/18. Destination très actuelle puisque nous commémorons cette année le centenaire du début de la première guerre mondiale. 

C’est par une belle journée à la météo mitigée que nous avons démarré notre périple, par la nationale parce que c’est plus sympa pour voir un peu du pays : le PNR de Lorraine et ses champs de mirabelles, ses collines ondoyantes et ses forêts inextricables, le grand lac de Madine qui fait office de base aquatique/plage pour tous les habitants de la région… Un paisible coin de France à découvrir !

Mais paisible, il ne l’était pas il y a exactement un siècle… Pour commencer notre « tour commémoratif » nous avons démarré par la butte de Montsec : une colline aujourd’hui considérée comme étant en territoire Américain, et sur laquelle trône un monument très… « classique » qui rend hommage aux soldats ayant combattu pour défendre le Saillant de Saint Mihiel en 1918. 

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De la butte, on a une vue globale sur toute la vallée et un plan permet de visualiser les lignes de défenses et les principales batailles. Le jour où nous sommes venus, un groupe d’Allemands chantaient des requiem lugubres. De quoi se mettre doucement dans l’ambiance… 

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Puis pause casse-croûte à Verdun, ville sans charme de taille moyenne, avant de reprendre la route vers Douaumont. Sur la route, nous nous arrêtons dans un village « mort pour la France » : Fleury-devant-Douaumont. C’est une paisible forêt dont la terre ponctuée de cratères géants a complètement été remuée par les obus, au point que pas même une tuile ou une pierre n’a été retrouvée… Des plaques explicatives, un monument aux morts, une chapelle et des bornes indiquant l’emplacement de chaque maison sont disséminées le longs de rues qui n’existent plus. Ca y est, on a la boule dans la gorge. 

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De passage, un artiste anonyme a sculpté un poilu de bois pour qu’il veille a jamais sur le village anéanti…

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Arrivée à Douaumont. Nous commençons par l’ossuaire, un immense vaisseau de pierre dont la tour est en forme d’obus et dont les fondations reposent sur les os de 30 000 soldats inconnus. A l’intérieur, une chapelle et deux immenses voûtes sur lesquelles sont gravées les noms et les âges des soldats disparus : la plupart n’avaient pas 20 ans. Gros coup de gueule : les gens n’ont aucun respect, ils braillent à voix haute,  téléphonent ou pire, on en a vu qui se moquaient des prénoms « vieillots » des soldats morts. Je trouve ça honteux et dégueulasse…

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Autour de l’ossuaire, un immense cimetière de croix blanches balayées par la pluie, chacune avec son rosier. Cette fois, la boule dans la gorge ne s’en va plus et les larmes ne sont plus très loin… 

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Malgré la pluie battante, nous avons souhaité aller voir la tranchée des baïonnettes. Une tranchée où les soldats sont morts ensevelis sous la terre qui les a recouvert lors d’une explosion d’obus. Seules leurs baïonnettes dépassent encore et on peut vraisemblablement penser qu’ils sont encore debout sous terre, leur fusil à la main… 

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Puis la pluie a été la plus forte et nous nous sommes retranchés sur la visite de deux forts stratégiques, Vaux et Douaumont. Gros coup de coeur pour les audioguides très bien réalisés et permettant une visite « immersive » et complète, si d’aventure vous passez par là, profitez-en car ils permettent d’en apprendre beaucoup sur la bataille de Verdun !

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Sur la fin d’après-midi, c’est le coeur gros et l’âme un peu en colère contre cette boucherie du siècle dernier que nous sommes rentrés chez nous, non sans avoir suivi une tranchée encore visible, le « boyau de Londres », passé près d’une vieille casemate et rendu visite au fort de Souville (non visitable) qui fut le tombeau de l’un de mes arrière-grand oncle mort pour la France, comme tant d’autres.

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En bref, ce n’était pas une journée gaie, mais je suis contente tout de même d’y être allée. Voir les choses « en vrai » permet de comprendre réellement les tenants et aboutissants de cette guerre, pour que jamais plus une telle horreur ne soit possible. 

Pour plus d’infos, ou pour préparer votre journée : http://www.tourisme-verdun.fr/