Salon ID Créatives à Lyon : J’y étais !

Cela faisait un petit moment que je piaffais d’impatience : C’est ma môman, qui y était déjà allée en solitaire l’année dernière, qui m’avait informée du retour de ce salon dédié aux loisirs créatifs et le rendez-vous avait été pris pour y faire un tour ensemble à l’occasion du cru 2014.

Echaudé par le salon Tendances Créatives à Marseille d’il y a quelques mois où il s’était fait royalement chier ennuyé, Chéri n’a pas souhaité me suivre à Lyon et c’est donc en célibataire que je suis montée chez mes parents ce week end.

Le salon se tenait à Eurexpo, Grand temple des évènements en tous genres à l’extérieur de la ville, mais où il est très simple de se rendre malgré tout grâce à la ligne de Tramway T5 (une rame toutes les 15 min les jours de salon). Pour ceux qui ne le sauraient pas, les transports en commun Lyonnais sont très bien fichus et le réseau moderne et efficace, ce qui rend tout déplacement sur la ville et sa proche banlieue facile, rapide et agréable. Certaines grandes villes (Marseille, pour ne pas la nommer….) devraient en prendre de la graine !

Bref, nous sommes allées faire notre petit tour samedi 18 octobre en début d’après-midi. Erreur : c’est le pire moment pour visiter un salon, car il grouille de monde à ce moment-là, et la température doit avoisiner les 35 degrés. Bonheur.

A 9 euros l’entrée en plein tarif, on s’attendait vraiment à voir de jolies choses, glaner des idées originales et repartir avec des étoiles plein les yeux… Moins d’une heure et demi plus tard, on avait déjà fait tout le tour des stands et même si on a effectivement croisé de très jolies choses, je suis malgré tout restée un peu sur ma faim.

Je pensais trouver quelques ateliers sympas pour m’initier à de nouvelles techniques jamais osées à la maison : mais malgré l’offre proposée sur place, ni le bricolage d’ameublement, ni l’atelier pâte à sucre, ni l’initiation à la sérigraphie ou au feutre Posca ne m’ont tentée. Si j’avais su, je me serais inscrite à un cours de « maîtrise de la machine à coudre » au stand Pfaff mais comme d’habitude, j’ai voulu me persuader que je pouvais me débrouiller avec Youtube seule et le soir même, je m’arrachais les cheveux de désespoir devant la machine de ma mère, mais ça c’est une autre histoire…

idcreatives

Le salon était divisé en plusieurs parties : fil (stands couture, lainages, quilting, broderie…) custom (perles et bijoux, peinture…) Décoration (bricolage, etc) et cuisine, ainsi qu’un second salon attenant dédié au Scarpbooking.

Ce qui m’a plu ?

  • Tissus Anglais : Une vraie Anglaise avec un accent à couper au couteau, et qui vendait de magnifiques étoffes fleuries et des mugs en porcelaine vintage à souhait sur un stand minuscule. Maman et moi avons pris 2 mètres de coton pour nous faire chacune un t-shirt le soir même (que notre non-maîtrise de la machine à coudre a transformé en fiasco. Pour faire simple, vous n’êtes pas prêt de voir un quelconque t-shirt home-made sur ce blog…)
  • Swambi Créations Nature : De jolies perles et pièces pour réaliser des bijoux ou des breloques en graines du Brésil ou en ivoire végétal… Frais, naturel, coloré !
  • Vase Insolite : Un stand où pour quelques euros, on peut acheter des « vases » en plastique imprimé qui se plient et sont fins comme une feuille de papier, et qui, une fois remplis d’eau, gonflent et tiennent debout pour accueillir les plus beaux (et les plus volumineux) bouquets ! Une idée originale quand on n’a pas de place chez soi pour stocker des vases traditionnels.
  • Cuillère Plume : Un très joli instrument de cuisine créative, pour faire de très jolies décorations calligraphiées au moment de dresser ses assiettes.
  • Cook Me : je connaissais déjà cette enseigne qui propose des épices, des thés, infusions et sucres parfumés et qui embaument à 100 mètres à la ronde ! Un vrai bonheur olfactif, visuel et gustatif !
  • H&E Tissus : Plein de jolis tissus, de la flanelle toute douce en rouleaux, et des kits de couture originaux (j’ai d’ailleurs embarqué un kit de mobile petites chouettes, je vous en reparle !)

20141018_133429

(un aperçu du kit chouettes que j’ai acheté !)

Bref, malgré la déception de ne pas avoir été « émerveillée » j’ai tout de même vu de jolies choses et acheté quelques petits bidules que vous verrez une fois qu’ils seront bricolés. En attendant une prochaine édition ?

Publicités

Rainbow Loom : J’ai craqué

Cet été, tout le monde se baladait avec ces petits bracelets colorés autour du poignet, même le pape s’y est mis…. ! Alors comme je suis une  grosse suiveuse, je m’y suis penchée aussi et après des mois de loooongues hésitations (est-ce que je n’aurais pas dépassé l’âge, quand même !?) j’ai fini par craquer et m’acheter un kit de démarrage sur internet.

Le principe est archi-simple (et terriblement addictif) : vous prenez des petits élastiques de couleurs, vos doigts ou le « métier à picots » fourni dans le kit, un petit crochet, et en quelques minutes seulement vous donnez vie à toute une série de petits bracelets qui finissent par s’accumuler sur vos avant-bras… et ceux de votre entourage (mon tout premier a été pour Chéri, et même ma grand-mère m’en a demandé un !)

IMG_8031

J’ai commencé avec des bracelets niveau « débutant » (les fameux « dragontail« ) puis j’ai voulu corser un tout petit peu en tentant un bracelet « confetti » dont j’ai trouvé le tuto sur youtube. 

IMG_8032

 

(oui, ma main a une position très étrange… Les joies de se prendre en photo seule !)

Et vous, êtes-vous mordu par la mode du Rainbow Loom ? 

Miellée d’été : De la ruche au pot, ou comment on récolte le miel aujourd’hui

Depuis quelques années déjà, beau-papa a une grande passion : l’apiculture. Si jusque là il s’était contenté d’accumuler les livres sur le sujet, il a sauté le pas il y a deux ans en installant des ruches dans son jardin. 

Cet été, nous avons donc procédé à la première miellée de ses deux ruches les plus anciennes (les trois autres étant plus récentes, il faut laisser aux abeilles le temps de se constituer un « stock » de miel pour elles avant qu’elles n’en fassent un pour nous dans des cadres spéciaux, appelés « hausses »)

Comment procéder ? Il faut tout d’abord préparer tout le matériel en amont et le garder à portée de main car il faut agir relativement vite (l’essentiel des étapes doit être réalisé dans la demi-journée). On revêt la tenue d’apiculteur pour éviter au maximum les piqûres car les abeilles n’aiment pas qu’on leur pique leur miel et le font savoir… Par chance, les essaims de beau-papa sont issus de variétés peu agressives, donc un simple chapeau à voilette a été nécessaire.

Tout d’abord on enfume les abeilles pour les calmer, en faisant brûler de la jute et des brindilles dont on souffle la fumée sur la ruche. Pas de panique, cela ne fait pas souffrir les abeilles !

P1040662

 

Ensuite, on ouvre la ruche et on enlève les cadres (sur lesquels elles ont construit des alvéoles en cire qu’elles ont rempli de miel) un à un, en les brossant pour éliminer doucement les abeilles qui y restent accrochées. C’est là qu’il faut agir vite, car les abeilles peuvent devenir agressives, et une ruche ouverte trop longtemps se refroidit (pas bon pour les couvains, ou larves d’abeilles). 

P1040675

Il faut ensuite emmener tous les cadres dans un lieu fermé où les abeilles n’entreront pas, et qui soit chauffé pour que le miel reste bien liquéfié (il est ainsi plus facile à extraire). 

Alors commence le processus d’extraction : si au moyen-âge on détruisait et broyait les cadres pour récupérer le miel, désormais on désopercule les alvéoles à l’aide d’un gros couteau bien aiguisé. On récupère la cire des opercules (elle servira à nourrir les jeunes abeilles) et on place les cadres désoperculés à la verticale dans un extracteur

P1040719

L’extracteur est un grand cylindre dans lequel une manivelle permet de faire tourner les cadres à grande vitesse. Ceux-ci, sous l’effet de la force centrifuge, projettent alors le miel sur les parois intérieures du cylindre. Il n’a plus qu’à couler au fond de la cuve, où on le récupèrera grâce à un petit robinet. 

P1040733

Quand tous les cadres sont passés à l’extracteur, on filtre le miel obtenu à l’aide d’une étamine (un fin tissu qui retient les impuretés) et on le transvase dans une grande cuve appelée maturateur. Le miel y restera au chaud (environ 20-25°c) quelques jours, le temps que les dernières microscopiques impuretés remontent à la surface (on les « écumera » par la suite avec un torchon propre).

P1040755

Trois ou quatre jours plus tard, on peut procéder à la mise en pots : Après avoir soigneusement nettoyé et séché les pots, on les remplit grâce au petit robinet du maturateur, et on ferme les couvercles. Le miel étant imputrescible, il n’y a pas besoin de le stériliser comme c’est le cas pour les conserves ou certaines confitures. Il n’y a plus qu’à stocker la récolte… Et à faire des tartines !

_MG_7970

Comme vous pouvez le constater, l’extraction du miel réalisée de façon artisanale directement chez l’apiculteur suit un procédé simple, sans machine ni produit additif, et respectueux des abeilles (je rappelle que nous leur laissons la majorité du miel contenu dans la ruche, et n’extrayons que le « surplus » qu’elles ne consommeront pas). Pour info, les deux petites ruches de beau-papa on tout de même produit plus de 25 kilos de miel cette année…!

_MG_7987

En bref, une expérience géniale à laquelle j’ai été très fière de participer… Vivement la prochaine miellée !