Ma Cousette

La grande nouveauté pour moi cette année, c’est qu’en plus du tricot et du crochet, je me suis mise à la couture.

Seulement voilà : Chéri et moi vivons dans un tout petit appartement où chaque place est prise d’assaut. S’il me reste bien un petit coin dans ma malle au trésor pour caser quelques pelotes et bouts de chiffons, stocker une machine à coudre deviens carrément plus problématique, et ça me fend le coeur parce que j’ai la sensation de m’interdire plein d’activités chouettes 😦

Comme je ne me voyais pas coudre bêtement à la main, c’est ma môman qui a eu une idée de génie – ou pas : elle m’a offert une « cousette » une machine à coudre miniature pour initier les petites filles, un jouet quoi !

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L’intérêt principal de cette merdouille : sa couleur à chier ses dimensions. Quelque chose comme 200x150x100 mm, donc hyper compact et facile à glisser sous un meuble quand on ne s’en sert pas. Pour le reste…. Comment dire ?

Je ne vais pas cracher dans la soupe, pour ce que j’en fais elle me dépanne déjà pas mal : elle fait un point droit et plusieurs largeurs de points zigzag, l’installation de la canette (sous un capot transparent à l’horizontale sous l’aiguille) est très simple, et la prise en main est rapide (normal pour un produit destiné à des enfants).

Là où ça se corse, c’est que je suis très vite limitée (et que je m’arrache les cheveux) car elle a aussi plein de défauts : le principal étant la tension du fil qui déconne grave une fois sur une, à peu près, ce qui me donne des coutures toutes distendues (voyons le bon côté des choses, au moins maintenant je manie le découvit comme si j’étais née avec…) et elle a beaucoup de mal avec les tissus un peu épais (la faute au pied miniature qui ne se relève pas suffisamment pour y glisser une épaisseur de jean, par exemple). J’ai aussi eu droit au remplissage de cannettes à la main, un vrai bonheur !

Je ne me laisse toutefois pas abattre et je m’en suis déjà servie un petit paquet de fois : pour me faire des petites pochettes à lingeries (dans des tissus de récup, pas folle la guêpe !) mais aussi pour recoudre la poche déchirée d’un blouson de Chéri (failli casser l’aiguille) et la couture craquée d’un de ses pantalons.

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Magnifiiiique pochette à lingerie, mouhahaha ! 

Et pour répondre à vos interrogations, oui, avec Chéri à la maison, l’apprentissage de la couture était une nécessité ! (s’il lit ça, je suis morte… ^^)

Pour ce qui est de la « boîte à couture », je ne suis pas très bien équipée encore pour le moment. Je suis partie de la « boîte à couture de mec » de Chéri (quelques aiguilles et épingles disparates, un dé à coudre, un découvit, du thermocollant, des échantillons de fils, quelques boutons)  et j’étoffe progressivement. Prochain achat : une paire de ciseaux cranteurs, parce que j’ai déjà la flemme de surfiler mes coupons (oui, bon…)

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Et vous, cousez-vous ? 

Retour Après une Cure d’Ecrans

Re !

Mon dernier article publié ici remonte au 27 janvier. On est le 10 mai… Qu’ai-je fais pendant tout ce temps ?

Des tas de choses… de la couture (oui oui madame) de la cuisine, des balades… et surtout une « cure d’écrans« . Quésaco ? C’est tout simple : pendant trois mois, je ne me suis presque pas approchée d’un ordinateur, d’une tablette, d’un smartphone ou d’une télévision.

Dans une société ou l’on est tous accro à ces terminaux ultra-connectés, je voulais voir si j’étais capable de « décrocher », de m’occuper autrement. Evidemment, j’ai continué à appeler ma mère une fois par semaine avec mon téléphone, et à passer 5 min par jour sur les sites d’infos (et facebook…. oui roooh ça va hein) histoire de ne pas me couper du monde non plus. Mais pas plus. D’ailleurs, j’ai coupé le partage des données sur mon téléphone, qui ne reçoit donc plus internet et ce n’est pas plus mal !

Le drame, c’est que du coup j’ai eu l’impression de me couper effectivement des autres. Ou comment découvrir qu’en 2015, il devient très difficile de garder le contact avec une famille ou des amis éloignés sans Facebook/instagram/gmail, de rester informé de ce qui se passe dans le monde sans les sites d’informations et les chaînes de télévision… Plusieurs groupes que j’adore ont sorti des albums ou sont passés près de chez moi en concert et je n’ai même pas été au courant… Essayer d’apprendre à tricoter un nouveau point sans aller voir des dizaines de vidéos-tuto sur youtube s’est avéré ardu, idem pour la couture ou la cuisine.

Alors certes, du coup j’ai eu plus de temps pour moi, particulièrement les week ends. Internet surtout est chronophage : ne plus y passer qu’en coup de vent m’a permis de faire plein d’autres choses de mes journées : en un samedi je trouvais le temps de faire tout mon ménage à fond, les courses, préparer les deux repas du midi et du soir + du pain ou un/des gâteaux pour le goûter, tricoter ou coudre un peu, lire une centaine de pages d’un bouquin (j’ai dévoré une dizaine de livres en trois mois, ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps) prendre deux ou trois heures pour aller se balader avec Chéri ou juste flâner en ville…. Et ce, sans me lever aux aurores et sans me speeder, loin de là ! Si j’avais allumé l’ordinateur ces jours-là, je n’aurais même pas pu faire la moitié de toutes ces activités.

La vie est-elle plus riche avec ou sans écrans ? Je ne pourrais pas répondre de manière tranchée. Evidemment, Internet, la télévision et les smarphones sont des inventions formidables grâce auxquelles on peut rester connecter à ceux qu’on aime et à ses amis de façon quasi permanente et instantanée (merci Skype !) d’apprendre plein de choses gratuitement sans bouger de son salon, etc. Mais dans un autre sens, on devient vite accro sans s’en rendre compte et à force de rester rivé à ses écrans, on en oublie un peu l’essentiel. Le matin dans le bus, j’étais scotchée à l’écran de mon téléphone, musique dans les oreilles; m’en détacher m’a fait découvrir que de très jolies fleurs poussaient le long de la route et que dans la lumière du matin, le chemin est vraiment magique… Je ne m’en étais jamais rendue compte. Combien d’autres jolies choses simples ne voyons-nous plus ?

Cette expérience m’a bien fait cogiter et si désormais je reviens à pas feutrés ici, je jure que je n’y passerai plus trois heures par jour. Parce qu’il y a plein de choses aussi à voir et à vivre en dehors d’internet, d’ailleurs chez nous maintenant à 22h le wifi est coupé et les soirées se passent plutôt autour d’un bon repas à se raconter nos journées… et les livres, les magazines, les activités « manuelles » ont repris leur place.

Vous aussi faîtes-vous du bien : Faîtes une cure d’écrans.